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Timbré(e)

Que signifie ce mot ? Quelle est son histoire ? Quand et comment est-il employé ?

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-"Il est timbré.
Il est un peu timbré." Voilà un adjectif dont le sens est facilement souligné par un adverbe, qui lui donne de l'élan et une intonation qui lui donne du relief.
"Il est complètement timbré." Le mot n'est pas trop méchant.
On sent bien qu'on est dans la moquerie un peu narquoise, même parfois incrédule.
Quand on dit à quelqu'un qu'il est timbré, c'est qu'on n'en revient pas.
"Proposer une chose pareille ?
Tu es vraiment timbré." C'est une manière rieuse de dire à quelqu'un qu'il n'y est pas.
Cette image familière est encore entendue aujourd'hui, même si elle était davantage à la mode dans les années 50.
Pourtant, elle a un âge respectable.
On la trouve en français depuis le 16e siècle.
Contrairement aux apparences, la formule n'a pas de rapport avec le timbre-poste, qui affranchit le courrier ou avec la vignette qui sert à payer les contraventions.
Son ancienneté l'interdit tout à fait.
Il ne s'agit pas d'un timbre collé sur le front comme indice de la folie.
Le timbre, au départ, c'est un instrument de musique, un tambour, souvent muni de clochettes et ensuite, le timbre désigne la cloche qu'on fait résonner.
La clé du mystère se trouve là, parce que la cloche, très souvent, évoque la tête par analogie de forme.
Lorsqu'on tape dessus, tous les raisonnements peuvent se dérégler, ce qui s'exprime d'ailleurs de mille façons : "tu as le timbre fêlé", qui se dit depuis le 17e siècle, "Tu es sonné", "Tu es toqué", ou même, on fait remonter l'image de l'action à l'instrument et on dit : "Tu es complètement marteau".

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